Brigade de Montbenon
et
Groupe des Quatre Vents
Groupe scout de la région lausannoise

100 kils 1997

Publié le mercredi 27 mai 2015 à 14:26 par Merlin dans La Cloque.

Après un article qui nous plongeait dans le passé des 100 kils 2007, pourquoi pas dix ans plus loin, en 1997 !

En effet, un article d’alors, signé par Castor et Chouca, ainsi que des coupures de presse de l’époque figurent en bonne place de la Cloque n°22 ! (juin 97)

On peut ainsi lire l’article et les coupures, après ceci :

Les 100 kilomètres vus par la logistique

Après s’être creusé la tête pour trouver un parcours et un PC (pas un portable, mais un fixe avec des douches…), place à la véritable aventure que vont subir nos valeureux héros qui ont perdu la tête (Nous serions bien volontiers à leur place, surtout quand SArah déclare que la logistique, c’est plus fatiguant que la marche!). Nous voilà donc à 7 heures à Lausanne pour accueillir les marcheurs qui vont prendre le TGV jusqu’à Frasne (mais c’est où ce bled?). Arrivé dans cette petite ville française (eh oui, nous avons traverséla frontière, pour autant que les douaniers nous le permettent…), départ de la marche en direction de Buchillon, via l’Abbaye (on dit l’abeille, selon Jean-Marc Richard sur TVRL). La logistique peut aller acheter la nourriture pour tous les estomacs. Après avoir délibéré pendant une heure sur le contenu des menus, car Luc ne maîtrise pas encore totalement la cuisine (un cours l’attend à domicile début juillet) nous entendons quelques remarques de la part des marcheurs quant à l’imprécision des cartes françaises (chemins en petits points bleus…). Nous pouvons enfin retrouver nos aventuriers pour manger ensemble et leur remettre la conserve de survie.
Une difficulté hors nomes vient perturber le bon déroulement de la marche : le passage du Risoux : Les chemins étant tellementbien indiqués sur la carte que Hibou et Choucas ont tourné deux heures dans la forêt afin de piqueter le parcours qu’un gars en jeep s’efforçait de détruire…

Puis viennent les secouristes pour soigner les nombreuses cloques des marcheurs. Mais un orage nous oblige à monter un abri de fortune pour faire manger Perceval. Les marcheurs de l’antiquité n’auont malheureusement pas le même confort. Ils ne mangeront pas avant 22 heures au MACINTOSH.

Personne ne tentera le «maxi-défi», soit les 100 kilomètres non-stop, pour reprendre l’expression du journal de Morges.
Les marcheurs repartent le lendemain à partir de 6 heures. 1ère difficulté pour se réveiller : le passage du Mollendruz. Puis la descente sur l’Isle avec vue imprenable sur notre bleu Léman. Un arrêt à Apples avec une pause journalistique et de quoi se réchauffer de la pluie incessante du matin. La fin s’effectue visiblement sans grandes difficultés, et sous le soleil. Bravo à tous les participants et nous espèrons vous revoir encore plus nombreux l’année prochaine lors de la 18ème édition des 100 kilomètres.

Choucas
Castor

L’article du 24 heures :

 

Buchillon

La grande lessivée des Scouts

Dans un refuge de la forêt de Fermes à Apples, les scouts de la Brigade de Montbenon se sont restaurés et on vainement tenter de sécher avant d’aborder les 20 ultimes kilomètres d’une marche qui, partie de Frasne, les a conduit à Buchillon: 80km mais 100km/effort compte tenu des traversées du Risoux et du Mollendruz par les sentiers pedestres.

Agés de 13 à 27 ans, ils étaient douze scouts volontaires à prendre le départ, samedi, d’une première étape ensoleillée qui les a conduits à l’Abbaye. Mais ça n’allait pas durer. Dès la fin de la journée, la pluie était à son habituel rendez-vous. Et dimanche, elle était toujours bien présente. Elle n’a renoncé à accompagner les scouts que vers la fin du voyage. Onze des douze participantssont arrivés à son terme, détrempés et non exempts de cloques.

G.H.

24heures, 20 mai 1997

Et enfin l’article du journal de Morges (si on en croit l’article de Choucas et Castor)

Buchillon

Cent Bornes à Pied

Les scouts de la Brigade de Montbenon ont rallié Frasne à Buchillon en empruntant des chemins pédestres.

Dimanche 18 mai, douze scouts lausannois ont débarqué à Buchillon, lieu d’arrivée d’une marche de 100 kilomètre-efforts. Les «gambettes» en coton, ils ont ainsi bouclé un périple de deux jours qui les a conduits par monts et par vaux, de Frasne (France) à Buchillon, en passant par les bois du Risoux et la Vallée de Joux.

Douze scouts de la Brigade de Montbenon, auxquels s’est joint un camarade de celle de Saint-Paul, à Lausanne, ont relevé le défi organisé chaque année par quelques responsables de leur groupement : parcourir à pied et en deux ours un itinéraire de 100 kilomètres-efforts. La participation à un tel périple est bien entendu volontaire. Samedi 17 mai, les treize éclaireurs ont pris le train, tôt le matin, et se sont rendus à Frasne (Jura Français), lieu de départ pour cette grande aventure pédestre. Agés de 14 à 25 ans, les jeunes marcheurs ont été répartis en trois groupes avec un responsable d’équipe à la tête de chacun. «Outre le défi sportif, cette marche permet de découvrir une région, explique M. Luc Oesch, organisateur. Les participants apprennent aussi à se connaître d’une manière plus solidaire.»

Sous une chaleur estivale, les scouts ont quitté Frasne pour gagner Mouthe, puis ont trouvé un peu d’ombrage en traversant les bois du Risoux. Après ce parcours d’une cinquantaine de kilomètres, côté français, les marcheurs ont atteint la Vallée de Joux. Du Lieu à L’Abbaye, ils se sont fait détremper par un violent orage. La pluie est venue à bout des plus téméraires : aucun éclaireur n’a tenté le «maxi-défi», à savoir de rallier d’une traite sans dormir, les localités de Frasne et Buchillon. Ravitaillés par deux voitures, les scouts ont soupé de tortelliis, puis ont fait halte pour la nuit dans les abris de la Protection Civile de L’Abbaye. Dimanche, la météo n’était pas plus clémente, mais les vaillantss sportifs ne se sont pas laissés impressionner. De L’Abbaye, ils ont poursuivi leur voyage par monts et par vauxpour atteindre Apples, puis Yens, Lavigny, Etoy et enfin Buchillon, lieu d’arrivée. Sans compter l’arrêt de la nuit, le premier groupe a bouclé ce parcours de 100 kilomètres en 22 heures, ce qui représete une vitesse de croisière de 5km/h. «La pluie a eu un effet stimulant sur le rythme», relève M. Yves Oesch, accompagnanté. Un seul marcheur a abandonné en cours de route : au 80e kilomètre, les cloques ont eu raison de son courage.

K.E.

Tribune de Morges

 

 

17-18 mai 1997, 13 marcheurs, dont 12 qui arrivent à terminer.

On peut en déduire l’itinéraire

  • Frasne (en France)
  • Mouthe
  • Le Lieu
  • L’Abbaye (PC)
  • Mollendruz
  • Apples
  • Yens
  • Lavigny
  • Etoy
  • Buchillon

cate 1997
Et malgré les sources contradictoires (ils ont de 13 ou 14 ans à 25 ou 27 ans, il y a 12 ou 13 marcheurs) on découvre des faits intéressants. Ainsi, à l’époque, faire les cent kils d’une traite est alors vu comme un « maxi-défi » ! Aujourd’hui, au contraire, c’est de dormir au milieu qui serait vu comme étrange. Comment repartir après avoir sommeillé ? On refroidit ! En outre, il semble que les mœurs se soient adaptées au fait de le faire d’un coup : ça signifie qu’on finit plus tôt aussi.

Autre chose : si l’année 1998 devait être la dix-huitième année, cela veut donc dire que l’année 1981 devait être la première, et cette année la 35ème.

Enfin, vous l’aurez remarqué : ils sont partis de France, peut-être une leçon à retenir pour une prochaine année, même si les cartes françaises sont diablement difficile à s’adapter…

Heureusement qu’on a la Cloque pour plonger un peu dans notre passé. Malheureusement les mentions d’événements ne sont pas toutes aussi détaillées et par exemple le récit des 100 kils dans la Cloque n°1 ne nous révèle pas grand chose.

Merlin

 

 

 

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